Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de La Référence Plus, l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, est vivement dénonce les actes d’intimidation dont les membres de ‘ONG CODHOD (Comité des Droits de Homme et de Développement) ont été victimes de la part de certains éléments de la Police Nationale Congolaise.
En date du 25 février 2010, Messieurs Papy AVU GARA, Josep LIKONGA et Didier NZAU, membres du CODHOD, ont été interpellés et arrêtés par deux policiers devant leur bureau situé au n° 1517 de l’avenue LWANGA, dans la commune de BARUMBU, à Kinshasa, au moment où ils étaient en train de filmer le témoignage de Madame Elise LOKOKU, vendeuse des pains, sur les conditions de travail des femmes travailleuse en RDC.
Après avoir saisi la camera, ces policiers les ont conduits, avec Madame Elise LOKOKU, au sous commissariat appelé EPOLO où ils ont été détenus dans un container de 11heures à 14 heures sans être préalablement verbalisés.
Par la suite, ils les ont acheminés au cachot du commissariat de la commune de BARUMBU où ils furent longuement interrogés sur la nature des activités de leur ONG et des sources de leur financement. Le film qu’ils avaient déjà enregistré e été visualisé intégralement ainsi que celui de leurs anciennes activités de sensibilisation de la population sur leurs droits et devoirs.
Avant de les libérer et de restituer la camera, vers 17 heures, le responsable de la police leur a dit que : « Vous les défenseurs des droits de l’homme, vous faites de fausses accusations à l’endroit du gouvernement. Il faut être prudent ».
L’ASADHO condamne ces actes d’intimidation et craint que les propos ci- dessus ne constituent une politique gouvernementale visant la réduction des défenseurs des droits de l’homme au silence, et ce, en violation de l’article 37 de la Constitution et de la Déclaration de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur la protection du travail des défenseurs des droits de l’Homme.
De ce qui précède, I’ASADHO recommande au Gouvernement Congolais :
D’ordonner aux services de sécurité dont la pouce de cesser toutes les intimidations contre les défenseurs des droits de l’homme en général et ceux du CODHOD en particulier et De garantir leur intégrité physique et morale.
Aux membres de CODHOD : De porter plainte contre les éléments de la police ainsi que de leurs responsables, qui les ont arrêtés et détenus arbitrairement, pour atteinte aux droits fondamentaux garantis aux particuliers.


