NATIONS UNIES (Reuters) - De hauts responsables des Nations unies ont appelé mardi le Conseil de sécurité à envisager des sanctions contre les responsables des récents viols collectifs en République démocratique du Congo (RDC).
L'adjoint au chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, Atul Khare, a déclaré lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur la RDC que plus de 500 personnes, dont des enfants, avaient été violées en juillet et août dans les régions du Nord et du Sud-Kivu.
Les Nations unies ont fait savoir la semaine dernière que la Mission de l'Onu pour la stabilisation en RDC (Monusco) avait fait état d'un nombre croissants de viols collectifs fin juillet et début août à Luvungi, près d'une de ses bases au Nord-Kivu.
Devant le Conseil de sécurité, Khare et l'émissaire des Nations unies contre les violences sexuelles, Margot Wallstrom, ont suggéré que des chefs des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), des rebelles hutus, pourraient être derrière ces crimes.
Les FDLR et les miliciens locaux Mai Mai ont occupé Luvungi du 30 juillet au 3 août.
"Je recommanderai (...) à l'attention du Conseil, l'imposition de sanctions ciblées contre les chefs des FDLR, tant à l'intérieur que hors du pays, si la chaîne de commandement est mise en évidence", a dit Khare.
Wallstrom a soutenu cette idée, soulignant que ces viols semblaient s'inscrire dans "des attaques prévues et organisées".